Amalia Monnaert
Artisan-artiste wabi-sabi, je crée des objets sensibles et des poèmes qui dialoguent entre eux.
Des fragments délicats, où la matière prolonge les mots.
Chaque pièce naît d’un échange entre les matières, le geste et l’émotion. J’aime les formes irrégulières, les traces laissées par la main, les équilibres fragiles, tout ce qui raconte l’impermanence et la beauté imparfaite.
J’anime aussi des ateliers créatifs, dans une approche libre et sensible, nourrie par mon ancienne vie d’enseignante. Une manière de transmettre, simplement, par le geste, l’attention et la création.
Le wabi-sabi n’est pas un courant artistique. C’est une manière d’être au monde.
Wabi-sabi (わび さび) — la beauté de l'impermanence, de l'imperfection, de ce qui porte les traces du temps avec dignité.
Wabi (わび) — la grâce trouvée dans le dénuement.
Sabi (さび) —la patine du temps, la beauté qui naît de l'usure.
Sous ce doux soleil
Le chaos de nos âmes
Est devenu beauté
Dans le désordre de la vie, la poésie s'est imposée à moi.
Les haïkus sont venus naturellement — des formes brèves, où l'émotion circule librement.
Peu à peu, un autre langage s'est ouvert : celui du corps, des mains. La terre, le béton, le papier mâché, le fil, la matière brute.
Aujourd'hui, la création n'est plus un refuge. C'est un chemin choisi — simple, vivant, profondément sensible.
Ici, l'imperfection n'est pas corrigée.
Elle est accueillie.
Et le beau désordre d'Amalia prend vie.
